Publié le 21 avril 2010, par Corine Tellier
L’élégante maison tutoie les eaux bleues de l’Océan Indien et la vue, depuis la varangue projette directement le regard vers l’extérieur.
La villa dispose d’un rez-de-chaussée de 300 m2 doublée d’un étage de 200 m2 et possède une architecture originale, des matériaux nobles et naturels comme le travertin, le bois dur exotique, les galets de rivière…
Dès l’acquisition de la maison en 1979 et dont l’état n’avait pas bougé depuis les années 50, les nouveaux propriétaires transforment les lieux en apportant chaleur et convivialité. La petite maison de bord de mer allait pouvoir devenir une belle demeure familiale : « A l’origine, la maison était composée de deux cubes en moellons remplis de mortier et d’une varangue au sol décoré de fragments de carreaux multicolores. L’emplacement était idéal, mais elle était peu accueillante. Nous avons donc fait appel au savoir-faire d’un architecte mauricien pour donner à notre cadre de vie une atmosphère dans le style des campements de l’île sœur ».
Les colonnes en béton, le toit en bardeaux, les élégants carreaux en travertin, le béton lissé et bouchardé apportent un cachet supplémentaire à l’architecture rigide et froide de l’époque.
Cette habitation de plain-pied n’était au départ qu’une maison secondaire. Elle accueillait la famille venue du chef-lieu, le temps des vacances scolaires. Mais, l’engouement pour les plages de l’Ouest et l’essor de la jolie station balnéaire de Saint-Gilles-Les-Bains ont poussé parents et enfants à prendre le large et à venir s’installer définitivement dans cette région. Un second niveau fut alors construit pour accueillir la plupart des chambres.
Cette habitation des années 50, bercée par le bruit de l’Océan, faisait partie des premières constructions du quartier de Grand-Fond. Dans le temps lontan, les maisons de bord de mer étaient pratiquement inexistantes, les réunionnais fuyant la chaleur de la côte pour se ressourcer dans les hauts de l’île. Aujourd’hui, il est rare de trouver une propriété de cette superficie dans les environs.
Les filaos qui avaient été plantés à l’origine pour alimenter la locomotive à vapeur du petit train ont laissé la place à un jardin d’une autre dimension.
La villa s’ouvre en grand sur un magnifique parc planté d’espèces arboricoles et endémiques de l’île : des lataniers rouges, des bois de senteurs, une collection incroyable de palmiers, plusieurs variétés de cocotiers, des frangipaniers, calebassiers, un baobab ainsi qu’un Ruiza Cordata, plante réputée médicinale de la Réunion : « Le Ruiza cordata a été sauvé in extremis en 1989. En tant qu’adhérente de la SREPEN, association de protection de l’environnement, on m’a remis trois plants de Ruiza Cordata, arrivés tout droit du laboratoire de Brest. Aujourd’hui, ce bois de senteur blanc, spécifique à La Réunion se porte à merveille dans mon jardin».
Le hall d’entrée est de style colonial avec son mobilier créole, souvenir centenaire. Le petit patio abritait autrefois la vieille guimbarde qui empruntait l’interminable route de la montagne, quand les propriétaires dionysiens étaient trop chargés pour prendre le ti-train lontan.
Aujourd’hui, le petit salon et la salle à manger intérieure au style anglo-saxon s’ouvrent sur la piscine, le jardin et la mer. La varangue de 70 m2 est accueillante avec ses fauteuils en bois, en osier et en jacinthe tressée. La salle à manger d’extérieur avec sa table ovale en fer forgé, joliment dressée attend les visiteurs du soir.
Le jardin tropical s’étend sur une superficie de 3600 m2. Le bain de soleil aménagé de chaises longues en bois exotique apporte des instants de détente et de farniente aux propriétaires, après un délicieux plongeon dans l’immense piscine aux petits carreaux bleus.
La maison abrite deux chambres au rez-de-chaussée et trois chambres à l’étage. Les pièces lumineuses à la décoration raffinée possèdent toutes une salle de bain privative et un grand dressing.
Les larges baies vitrées permettent de profiter pleinement de la vue et de faire rentrer la lumière de l’Ouest, tamisée par les doubles rideaux en voile de coton. Toutes les chambres sont agrémentées d’une terrasse spacieuse face à la mer, idéale pour contempler la ligne bleue de l’horizon.
On trouve à l’intérieur un mobilier à l’image de celui des hôtels de charme sud-africain. Des fauteuils aux luminaires en passant par l’élégante robinetterie des salles de bains jusqu’au choix des tissus d’ameublement, le style s’intègre parfaitement à cette charmante demeure. Dans les chambres, meubles balinais, masques africains et paravents indiens participent également au décor.
Avec le bleu de l’Océan en toile de fond, cette maison, d’inspiration mauricienne et plantée au cœur d’une nature tropicalement belle, offre un mélange de confort et de luxe discret. Elle apparaît comme un point d’ancrage idéal pour oublier le quotidien. Comme quoi, il est encore possible de trouver aujourd’hui des petits bouts de paradis!
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