Publié le 10 octobre 2009, par Mireille Galas
Le succès des cosmétiques bio n’a pas pour seule origine un désir de communier avec la nature et ce qu’elle peut nous offrir, mais c’est bel et bien la publication du guide Cosmetox de Greenpeace (organisation internationale de protection de l’environnement) en 2005 qui est le détonateur de cette « biomania » en matière de soin de beauté. Il faut dire que le constat est alarmant : le guide recense toutes les substances chimiques à risque présentes dans les produits cosmétiques classiques (gel douche et autres crèmes de soin…), tels que le propylène Glycol (peut causer des déformations du foie et des dommages sur les reins) ou le parabèn (conservateur soupçonné d'être cancérigène). Cependant, chose déroutante, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, s’est pourtant prononcée favorable à la poursuite de leur utilisation. La liste est aussi longue qu’effrayante, et on est soulagé à l’idée de pouvoir disposer de produits de soin corporel bio désormais nombreux.
Mais comment s’y retrouver quand les rayons de votre supermarché ou de votre parapharmacie sont envahis de centaines de marques qui se disent toutes bio ? C’est simple l’appellation bio tient seulement d’une charte élaborée. En résumé, le produit doit contenir 10% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique et ne pas utiliser de substances polluantes ou pour lesquelles il existe un doute sur leur toxicité. C’est plutôt vague ! Sachez donc faire la part des choses en procédant par étape. Tout d’abord ne vous fiez pas aveuglément aux indications 100% naturel, 100% végétal. Tout ce qui est dans la nature n'est pas forcément inoffensif ! Attention, certaines substances végétales peuvent déclencher des allergies (protéines de blé, sésame, arachide). Pour une sécurité totale, choisissez un cosmétique bio sans parfum ou colorant de synthèse, sans silicone, glycol ou tout autre substance chimique ou pétrochimique. Seuls quelques ingrédients de synthèse indispensables et non encore disponibles en origine naturelle sont tolérés.
Malgré le flou législatif qui permet de s’estampiller bio sans aucun motif ni contrôle, il existe des labels de cosmétiques bio qu’il faut classer en fonction de la rigueur de leur charte. En 2002, Nature & Progrès (association française de professionnels et de consommateurs engagés) a édité pour ses produits une charte qui interdit les aditifs, les antiseptiques et les conservateurs chimiques. Tous les produits doivent être à base d’ingrédients issus de l’agriculture biologique tout comme les composants complémentaires naturels ou transformés. Ce label garantit du 100% écologique et s’impose un affichage clair du pourcentage bio. Vous trouverez aussi le label Cosmébio avec plus de 13000 références répertoriées (marque déposée par Ecocert un organisme agrée par le ministère français de l’industrie) qui pose un cahier des charges tout aussi drastique. Cosmébio a deux logos : les références étiquetées sous « Cosmétique bio » ont au moins 95 % de composants végétaux et au moins 10 % du total de leurs ingrédients proviennent de l’agriculture bio. Moins exigeant, le deuxième logo « Cosmétique Eco » ne promet que 50% de composants végétaux et au moins 5 % du total sont issus de l’agriculture bio. On trouve aussi le label BDIH (association allemande de 50 laboratoires avec quelques pionniers de l’aventure bio) dont les produits n’exigent que 60% de conformité au cahier des charges ; ils semblent plus proches de la cosmétique naturelle que de la bio.
Les avantages du tout bio ne sont pas négligeables mais il reste encore quelques petites mises au point qui rendraient à coup sûr ces cosmétiques parfaits (à la fois efficaces et sans danger). En premier lieu, en matière de soins pour bébés, la plupart des cosmétiques bio utilisent des substances comme l’alcool (toxique) pour remplacer les conservateurs et des huiles essentielles ( très allergisantes) en guise de parfums. Il faut donc choisir des produits à composition simple et plutôt en flacon-pompe (cela garantie une meilleure conservation sans ajout chimique).
Le deuxième hic heurtera votre fibre écologique ! Beaucoup de crèmes bio contiennent de l’huile de palme dont la production peut se faire au détriment des forêts anciennes. L'huile de palme en effet, est l’une des causes de la déforestation en Indonésie par exemple. Le dernier point à améliorer serait de multiplier les études afin de prouver de façon irrévocable leur efficacité. L’inconvénient demeure de taille car ces tests effectués par des laboratoires indépendants sont onéreux, mais ils auraient le mérite de nous rassurer et de faire disparaître de nos rayons les gammes bio indélicates.
Arrivée en 1832 sur l’île de la Réunion, la famille Isautier s’engage dés 1842 dans la production sucrière et rhumière. La première distillerie fut créée ...
Publié en avril 2009 | Patrimoine
Klodi Cancelier, artiste peintre viscéral, puise son inspiration dans l’héritage des cultures constitutives de la Guadeloupe et de la Caraïbe tout en évoquant passé et ...
Publié en février 2009 | Portrait
Passionné par son métier, c'est en construisant des maquettes d'avion, de bateaux et de maisons lorsqu'il était enfant que Chazy Cirany fut pris d'intérêt pour ...
Publié en mars 2009 | Les Dossiers and Construction
Au Nord Ouest de Sainte Lucie, face à la caraïbe, nous découvrons le Windjammer Landing Villa Beach Resort. Il est situé sur Labrelotte Bay, à ...
Publié en février 2010 | Hotel de rêve
Ce meuble aérien habille souvent la pièce principale d’une maison et participe grandement à la décoration intérieure. Grâce à des formes et des matériaux variés, ...
Publié en avril 2009 | Les Dossiers and Construction