Publié le 16 juillet 2009, par Emmanuel Nelson
Implanter une piscine ou un spa chez soi est un projet qui se prépare. Envisager la création d’un bassin, l’extension d’une plage, l’implantation d’un spa, la construction d’un abri pour prolonger, qu’il pleuve ou qu’il vente, le plaisir du bain en famille ou entre amis, autant d’opportunités de loisirs conviviaux doublées, ce qui n’est pas négligeable en ces temps troublés de crise, d’un excellent moyen de valoriser son patrimoine.
Par la fenêtre, vous observez votre terrain et vous vous dites que, vous aussi, comme plus d’1,3 million de foyers français, vous aimeriez posséder votre piscine. Un rêve inaccessible ? Pas forcément. La France est le premier marché européen (et le deuxième au monde) et regorge d’offres pour tous les budgets, styles et usages.
Imaginez : les méandres de votre piscine évoquent une large flaque d’eau limpide et bienfaisante, cernée d’une frise du plus bel effet. Buissons, taillis, feuillus débordants d’allégresse encadrent votre bijou turquoise d’un savant désordre végétal. Vous voilà admis au royaume de la joie de vivre, où l’on accueille aussi bien les candidats au plongeon festif que les nageurs du dimanche, plus décontractés, les enfants en bandes joyeuses éclaboussant les abords de leurs turbulentes baignades, les amis venus profiter d’un beau week-end sur votre deck accueillant, autour d’un barbecue animé. Un plaisir partagé… qui n’est plus un luxe réservé aux plus nantis. Suivez le guide…
Et si vous construisiez votre piscine ? Une excellente idée, vous dites-vous déjà en famille. Mais aussi un projet ambitieux et un investissement plus ou moins important, au service d’un rêve qui prend déjà forme… Mais avant de faire le grand plongeon, il y a quelques points clés à connaître et beaucoup de questions à se poser, à commencer par la première : le choix de la structure. C’est la base de tout projet ! Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise technique de construction, mais simplement celle qui conviendra à vos attentes et aux contraintes techniques, comme la nature du terrain.
La plus simple de mise en œuvre (elle demande peu de travaux) est sans doute la coque en résine et fibre de verre. Moulée en usine, elle implique une liberté de formes plus réduite qu’une piscine maçonnée, mais elle est, en dehors des piscines hors-sol, la solution la moins coûteuse du marché (10 000 à 35 000 €).
Les panneaux en matériau composite, comme le polypropylène, le PVC ou l’acier, permettent des bassins aux formes originales. Ils s’assemblent pour donner la forme désirée et sont, en général, complétés par des jambes de force qui assurent la solidité de la structure. S’il est possible d’en trouver à partir de 10 000 € en kit, il faut compter entre 15 000 et 45 000 € en version “prêt-à-plonger”.
Les piscines en bois s’installent comme un jeu de construction, au moyen de madriers (à partir de 10 000 €). Faciles à mettre en place, ces bassins ont pour inconvénient de ne pas autoriser d’arrondi et imposent un système de drainage pour que l’eau ne stagne pas. Les formules les plus onéreuses (à partir de 30 000 €) sont celles qui nécessitent l’usage du béton ou de la gunite.
Deux options radicalement différentes se proposent aux heureux futurs propriétaires : la piscine traditionnelle en maçonnerie béton livrée “prête à plonger”, ou celle modulaire, “en kit”, qu’il est possible de construire soi-même… moyennant, tout de même, quelques bonnes notions de bricolage et quelques bonnes séances d’huile de coude !
Considérée comme LA piscine par excellence, la structure en béton armé monolithique est l’une des techniques de construction les plus utilisées en France, hexagonale ou ultramarine. La construction béton possède de solides atouts. Elle s’adapte aisément à toutes les configurations de terrain, tout en offrant une exceptionnelle liberté de création dans les formes. Elle autorise tout type de revêtements et un grand nombre d’accessoires personnalisés : spa, nage à contre-courant, balnéothérapie, plage immergée, débordement… Un concept idéal pour les architectes et les pisciniers désireux de se surpasser !
Le béton peut être projeté, ce qui exige une bonne préparation et l’intervention de professionnels. Il est également possible d’utiliser des banches dans lesquelles il sera coulé. Autre méthode, le coffrage perdu, qui utilise des briques (de polystyrène par exemple) dans lesquelles le béton est lui aussi coulé, mais qui ne sont pas retirées ensuite.
Entièrement conçues et construites sur-mesure par un professionnel qualifié, ces piscines “béton” nécessitent une assez longue mise en œuvre, qui dépend en partie des caprices du climat tropical… Elles sont livrées en “prête à plonger”.
Du béton au “kit”, il n’y a qu’un pas. Mais un pas de géant car, avant de plonger, il va vous falloir bâtir ! Avis aux bricoleurs avisés, aux travailleurs chevronnés, aux grands amateurs de jeux de construction : construire soi-même sa piscine, c’est possible ! Pour celles et ceux qui se sentent à la hauteur d’un tel projet, la piscine en kit, dite aussi “modulaire” ou “prête à monter”, est une excellente solution, bien moins onéreuse qu’une construction traditionnelle.
Une piscine modulaire est une piscine qui est livrée à domicile en kit. Donc en morceaux à assembler, tel un puzzle. Le kit comprend tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement de la piscine, c’est-à-dire les modules (panneaux ou coffrages) qui composent la structure, tout ce qui permet de les assembler, mais aussi le système de filtration, le revêtement (obligatoirement un “liner”, sorte de poche de 75 à 85 centièmes d’épaisseur - soit 0,75 à 0,85 mm), les éléments de plomberie, etc… Sans oublier la notice de montage, une vraie Bible !
À noter que, pour ce type de piscine, l’étanchéité ainsi que la finition seront assurés par un “liner”, seul revêtement possible pour ce type de piscine. Attention aux terrains accidentés ! Les piscines en panneaux modulaires, notamment, doivent être construites de préférence sur des terrains plats et être totalement enterrées.
Pour éviter de préjudiciables désagréments, la solution de la piscine “hors-sol” offre alors une alternative idéale. Un bassin de taille modeste mais suffisante, un lit de sable, un coût relativement modique, une pose éclair, ses atouts sont nombreux ! En résine ou en bois, les piscines hors-sol n’ont rien à envier à leurs grandes sœurs bétonnées en matière de motorisation et de filtration et offrent même de nombreux accessoires ludiques… En matière de hors-sol, trois catégories principales se disputent le marché. La première : les bassins souples ou gonflables, les moins chers à l’achat. Sans aucune armature rigide, ils tiennent debout grâce à la pression de l’eau. Il existe également des hors-sol souples mais disposant d’armatures. Rondes ou rectangulaires, elles se montent rapidement également. Enfin, on trouve des modèles rigides, les plus esthétiques étant sans nul doute les bassins en bois.
Apparues dans les années 80 en Australie, puis repris par nos voisins allemands, hollandais et suisses, les premières piscines naturelles sont en train de faire leur apparition en France depuis peu. Écologique, bucolique et tellement plus jolie, la piscine naturelle commence à compter de nombreux adeptes. Mais quels en sont les vrais avantages et inconvénients par rapport à la piscine privée traditionnelle ? Une piscine naturelle est une alternative à la piscine classique utilisant des produits chimiques pour stériliser l’eau. C’est un écosystème complet et vivant, utilisant l’ingéniosité de Mère-Nature pour épurer l’eau de votre piscine. Le nerf de la guerre, pour les piscines biologiques, c’est l’oxygénation de l’eau. Pour cela, il faut un mouvement constant, à la fois en surface mais aussi au fond. Dès lors, on utilise des matériaux de piscine classique (skimmer, pompe, refouleur…).
Ce principe de mouvement s’accompagne d’un principe de lagunage (filtrant l’eau via des plantes aquatiques) représentant, pour un très bon résultat, 2/3 du volume d’eau de la zone de baignade. Tout cela fonctionnant en circuit fermé. C’est pour cela qu’il faut des spécialistes pour la conception d'une telle piscine naturelle. Avant tout, la conception s’accompagne d’une étude préalable : l’orientation, la place, l'ensoleillement, l'accessibilité du chantier, la topographie... comme pour une piscine classique. La complexité d’une piscine (si on peut appeler cela complexe) réside dans la filtration. La zone de lagunage se compose de pouzzolane (roches de lave) à 90%, les 10% restants représentant les plantes. Le choix des plantes est très important : ce sont elles qui vont oxygéner, créer un équilibre (écosystème), attirer des êtres vivants nettoyant l’eau (bactéries, libellules, coccinelles…). Elles permettront aussi d’agrémenter votre environnement.
À court terme, une piscine biologique est un investissement un peu plus important qu’une piscine classique. Cela est dû à la zone de filtration à rajouter. Son coût moyen se situe actuellement entre 30 000 et 35 000 € pour une piscine de 8 m par 4 m avec sa filtration, livrée “clef en main”. Mais à long terme, vous n’avez plus de produits à acheter, une diminution des tests de pH à effectuer et vous contribuez au respect de notre environnement.
La plupart des spas offrent des bains aux places multiples et variées, vous permettant de masser successivement et dans l’ordre que vous aurez choisi, le dos, les cervicales, les poignets, les jambes et les pieds. A chacun de moduler la puissance et l’orientation des jets. L’action des multiples jets décontracte et relâche muscles et articulations. On préférera une température située entre 34 et 37°, au-delà, c’est trop fatigant pour le corps. L’eau chaude augmente la température corporelle, dilate les vaisseaux et améliore la circulation sanguine (il ne faut cependant pas rester trop longtemps dans l’eau !). Des séances régulières permettent de soulager les tensions artérielles, favorisent l’évacuation des toxines, facilitent le sommeil et améliorent sa qualité. Mais avant de plonger, il vous faudra choisir formes et couleurs les plus adaptées à vos besoins et à votre budget. Pour un spa, comptez entre 4 000 et 15 000 euros. Octogonal, circulaire, carré…
Le choix ne manque pas et les modèles sont légions. Encastrables ou non, ligne contemporaine ou pas, pour deux ou plus, le spa se décline selon toutes vos désirs, vos envies… et le volume de votre porte-monnaie. Intégré à la piscine, il lui faudra être maçonné et il devra répondre à des normes de sécurité très strictes. “Portable”, il pourra s’encastrer - ou non - là où vous le souhaiterez, si possible à l’abri du vent. Sa mise en route réclame l’intervention d’un électricien qui vous aidera à respecter les consignes de sécurité.
Votre terrain vous autorise une vue sur mer imprenable ? En plaçant votre bassin dans le prolongement de la terrasse, vous amplifierez son intégration réussie dans un environnement privilégié. Préférez un endroit à l’abri des vents dominants, avec le plus grand ensoleillement possible. Choisissez-le en fonction de la maison, de manière à faciliter l’accès de la piscine (ou du spa, si vous le souhaitez en extérieur) depuis le logement. Si vous demeurez en zone littorale exposée au vent, vous aurez avantage à protéger votre piscine en la décalant en conséquence.
Vous pourrez ainsi profiter plus longtemps d’un bain vivifiant dans une eau plus chaude. Côté environnement végétal, la proximité d’arbres grands pourvoyeurs de feuilles mortes (arbres à pain, flamboyants, ficus, raisiniers bord de mer…) est à proscrire, sous peine de vous occasionner bien des désagréments les jours de grand vent. Et pour éviter tout “trouble de voisinage”, visuel ou auditif, pensez à privilégier un emplacement judicieux… ou entourez votre piscine d’une végétation touffue en conséquence !
Enfin, des questions réglementaires se posent : permis de construire ou pas, autorisation de l’architecte des Bâtiments de France si l’on se trouve dans le périmètre d’un monument classé, etc.
La qualité de l’eau d’une piscine ou d’un spa est un élément déterminant du confort de la baignade, aussi bien en ce qui concerne la sécurité sanitaire que le plaisir du bain. Mais attention, l’eau contenue dans une piscine ou un spa n’est pas naturellement propre ! Elle contient tout un tas de minéraux, de matières organiques et de micro-organismes qui la rendent trop dure ou trop douce, acide, alcaline, et qui peuvent la faire devenir tour à tour trouble, verte ou marron…
Il faut se rappeler qu’une eau saine et limpide est une eau analysée, et bien soignée !
Le niveau de bactéries varie en fonction de la température de l’eau et de la fréquence d’utilisation. Pour optimiser la filtration, celle-ci doit donc être doublée d’un système de désinfection. Outre les fabricants traditionnels, les constructeurs proposent leurs propres réponses. Apparaissent également sur le marché des systèmes tout en un, combinant automatisation de la filtration et du dosage des produits de désinfection, contrôle à distance et alerte en cas de problème.
La solution la plus répandue est le chlore. Puissant, d’un bon rapport qualité/prix (5 € le kg), il s’utilise facilement (proposé en blocs, galets, pastilles et granulés).
Attention toutefois aux chloramines, substances irritantes qui se dégagent au contact des sécrétions humaines.
Mal utilisé, le chlore peut provoquer allergies et irritations. Les personnes au derme sensible se tourneront plutôt vers le brome, qui offre un bon pouvoir désinfectant sans effets sur la peau. Il est efficace à température et pH élevés, mais plus coûteux que le chlore (à partir de 8 € le kg).
Moins agressif, l’oxygène actif (peroxyde d’hydrogène) est proposé sous forme liquide (environ 4 € le litre) ou en granulés et agit rapidement. Anti-algues, il est souvent associé à un autre produit. Le PHMB (polymère d’hexaméthylène biguanide), en solution liquide ou en poudre, est coûteux (10 € le litre, 50 € le kg). Mais c’est aussi celui qui rassemble de plus d’avantages : peu nocif, inodore et peu sensible au pH.
Très en vogue, bien que plus chères, d’autres solutions sans produits chimiques émergent. Le traitement par électrolyse de sel (à partir de 600 €) utilise 3 à 7 € de sel par jour. Il se transforme en un désinfectant qui, une fois son effet passé, redevient chlorure. Des systèmes combinés sel/pH assurent la régulation de ce dernier.
Plus radical, le traitement par ultraviolets détruit toute bactérie grâce à une lampe à UV-C, sans produit ni résidus (à partir de 1 000 € ).
Enfin, la technique de l’ionisation cuivre/argent réduit l’usage du chlore grâce à la diffusion d’ions cuivre (algicide) et argent (bactéricide et désinfectant).
Pensez aux piscines à débordement ou à effet miroir, qui s’intègrent dans le paysage. Abords paysagers avec plantes et rochers, decks épousant la forme du terrain disponible, terrasses et plages en bois, lames et jets d’eau, sont autant de valeurs ajoutées sur le plan esthétique. Comme le sont les meubles et accessoires de bains (draps et bouées de formes diverses pour les tout-petits…), proposés dans des formes et matériaux de plus en plus “tendance” ! Lignes épurées, au design plus juste, collections spécialisées dessinées avec rigueur, dans un souci de plus en plus affiché de l’environnement et de cette qualité qui fait reculer la surconsommation, c’est le cocktail de charme et de bon goût qui caractérise les meubles dédiés aux terrasses et abords de piscine.
Les matériaux travaillés, lorsqu’ils ne sont pas issus de la récupération ou du recyclage, sont traités avec des produits moins nocifs ou polluants, certifiés à haute résistance aux intempéries et à l’usure, rendant ainsi nos chaises longues, tables d’extérieur et autres transats, voire même les parasols, véritablement durables dans le temps. Nouvelle tendance : les canapés “bord de piscine” s’élargissent pour se transformer en lit de repos, les fauteuils s’épanouissent pour inviter à la paresse et au farniente à deux… ou à plusieurs, les bains de soleil jouent les duos, comme pour nous signifier qu’à l’extérieur comme à l’intérieur, la complicité et le resserrement des liens est de mise en temps de crise…
Au final, souvenez-vous que, quelle que soit votre motivation, un projet de piscine se prépare à l’avance. Parce que le choix final repose sur de nombreux facteurs : structure, étanchéité, filtration, auxquels s’ajoutent désinfection et accessoires (qui alourdissent la note). Mais aussi parce que construire un bassin prend du temps, même pour les offres arguant d’un délai réduit (les pisciniers, surtout les bons, sont des gens très occupés).
« Pensez avant tout à l’usage qui sera fait de la piscine et à ceux qui y auront accès », conseille Joëlle Pulinx-Challet, déléguée générale de la Fédération professionnelle de la piscine (FPP). Et, une fois construite et aménagée, profitez de ces plaisirs d’eau à nul autre pareils !
En éliminant les impuretés, la filtration assure la qualité de l’eau de baignade. Elle se pense avant la construction de la piscine, puisqu’elle sera intégrée lors de la mise en œuvre. Elle peut être traditionnelle (pompe, tuyaux, skimmer, refoulement) ou monobloc (sans raccordement, fixé au bord du bassin) ; chaque fabricant a sa solution : jet rotatif, aspirant ou écologique, filtre à média polyester, etc. La durée de filtration est fonction du débit de la pompe, du volume et de la température de l’eau. Le temps généralement admis correspond à la température de l’eau divisée par deux (11 heures pour une eau à 22 °C).
Si vous cherchez la simplicité, vous opterez pour des poches filtrantes (ou chaussettes) qui offrent une bonne filtration (20 microns) pour un coût relativement raisonnable. Inconvénient : il faut les nettoyer régulièrement (au jet, à la machine à laver) pour en maintenir l’efficacité.
Le filtre à sable est la solution la plus répandue, même s’il assure une filtration moyenne (40 microns). Celle-ci peut être améliorée par l’ajout de floculant, un produit qui agrège les impuretés entre elles. Ce filtre demande un nettoyage régulier (mais simple) et doit pour cela être raccordé au tout-à-l’égout. Le sable est à changer tous les 5 ans environ. Son prix reste abordable (à partir de 300 €).
Le filtre à cartouche offre une filtration plus efficace (20 microns), mais son entretien est plus fréquent que le filtre à sable, et manuel (lavage au jet). À partir de 250 € environ.
Enfin, le système le plus performant (1 à 5 microns), mais le plus coûteux (800 € minimum), est le filtre à diatomées. Il utilise la diatomite, une poudre d’algues microscopiques fossilisées, qui doit être ajoutée régulièrement, ce qui constitue la seule intervention.
La loi du 3 janvier 2003 sur la sécurité des piscines concerne les piscines privées de plein air dont le bassin est totalement ou partiellement enterré, qu’il s’agisse de piscines familiales, de résidences, d’hôtels, de campings, de clubs de vacances, de gîtes ruraux… Sont également concernés les spas, lorsqu’ils sont enterrés, la loi ne définissant pas de taille minimum de bassin. Ne sont pas concernées les piscines hors-sol, gonflables ou démontables, et les piscines intérieures. Deux décrets d’application de cette loi ont été publiés au Journal officiel : l’un du 1er janvier 2004 et le second du 7 juin 2004 relatif à la sécurité des piscines et modifiant le Code de la construction et de l’habitation. Les normes stipulées sont devenues obligatoires depuis janvier 2006, pour les propriétaires de piscines enterrées. Ce cadre juridique réglemente ainsi les propriétaires de piscines afin de les responsabiliser.
L’enjeu n’est pas la sécurité à tout prix, mais la mise en place de moyens permettant d’accroître la protection des enfants de moins de 5 ans. Quatre dispositifs de sécurité ont été homologués par décret du 7 juin 2004 : les barrières de protection, les couvertures rigides de sécurité, les abris (structures légères et/ou vérandas) et les alarmes de piscine. En cas de non-respect des obligations, une amende pouvant atteindre 45 000 € sanctionnera le propriétaire. Reste à clarifier la part de responsabilité du constructeur et de l’installateur, bien qu’ils aient l’obligation d’information en amont. Bien que la France soit le seul pays européen à s’être doté d’un système législatif et réglementaire lié à la sécurité des piscines, ce cadre légal ne saurait remplacer la vigilance constante et indispensable de l’adulte : il suffit de 20 cm d’eau et de 3 minutes d’inattention pour qu’un enfant se noie. Il ne faut pas baisser la garde !
Outre les équipements de sécurité obligatoires, de nombreuses options vous seront proposées. À vous d’arbitrer selon vos besoins et votre plafond budgétaire.
La nage à contre-courant (à partir de 2 000 €). Débit et puissance sont les points à observer pour choisir son équipement. S’il est possible de l’installer après la réalisation de la piscine, mieux vaut prévoir les canalisations dès la construction.
Le chauffage
Chauffer sa piscine permet de l’utiliser plus longtemps. Plusieurs systèmes sont envisageables : les réchauffeurs électriques (à partir de 300 € ), l’échangeur thermique (qui utilise la source de chaleur de la maison, à partir de 1 000 € ), l’énergie solaire (panneaux solaires, à partir de 1 000 €) ou la pompe à chaleur (à partir de 2 000 €).
L’éclairage
Installer un système d’éclairage aux abords de la piscine (ou dans le bassin lui-même) valorise votre bien et prolonge le temps d’utilisation dans la soirée et la saison. La technologie LED est aujourd’hui largement plébiscitée, car faible consommatrice d’énergie et d’une durée de vie importante. Ludiques, certains systèmes jouent les variations de couleurs.
Les jets d’eau (1 500 à 2 000 €)
Ils ajoutent une dimension esthétique à votre bassin. Très populaires, les lames d’eau produisent un effet visuel des plus agréables.
La douche (300 à 2 500 €)
Cet accessoire s’avère utile pour garder une eau propre (se doucher avant la baignade évite l’apport de salissures, comme l’huile solaire). Et en optant pour une douche solaire, vous aurez de l’eau chaude gratuitement.
Le robot nettoyeur (200 à 2 500 €)
Branché sur le skimmer ou sur la buse de refoulement, il nettoie seul la piscine, même lorsqu’elle est utilisée. Attention à choisir un matériel adapté à votre bassin (forme, fond plat ou non).
Le local technique (à partir de 500 €)
Si vous ne disposez pas d’une pièce pour les équipements techniques, il vous faudra prévoir un local spécifique. Celui-ci se présente sous forme de grand caisson (souvent en bois) ou de petite cabane pour abriter matériel de filtration, traitement et chauffage.
Les abris (à partir de 4 000 €)
S’ils font partie des éléments de sécurité, les abris sont aussi un excellent moyen d’utiliser sa piscine même par mauvais temps, car ils réchauffent l’eau et la maintiennent propre. Ils existent en version fixe ou amovible, et sont de plus en plus esthétiques pour se fondre dans l’environnement.
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