Peindre par plaisir ? C’est possible !

Peindre par plaisir ?  C’est possible !

Publié le 16 octobre 2008, par Emmanuel Nelson

Pour beaucoup d’entre nous, peindre est une activité fastidieuse réservée à des spécialistes, qui suppose un savoir-faire, une maî­trise des outils et un budget moyen propres à décourager le profane. Mais l’évolution des produits et les nouveaux moyens d’accéder aux connaissances nécessaires peuvent transformer cette contrainte en plaisir à la portée de tous…

De bons conseils, de la bonne volonté… et un peu de patience. L’apprenti peintre en herbe qui sommeille en chacun de vous (mais si, mais si !) aura avantage à partir du bon pied (de la bonne main serait mieux dire) en faisant un rapide inventaire de ses envies et besoins, des bons outils à rassembler et des bons matériaux sur lesquels travailler.

Les peintures que tout amateur éclairé pourra trouver dans le commerce sont, en effet, conçues pour s’adapter à différentes surfaces… et aux différents effets recherchés. Il est donc primordial de choisir une peinture compatible avec le support visé. Moyennant quelques menues précautions, en intérieur comme en extérieur, l’univers de la peinture dite “décorative” peut s’ouvrir à vous, et à moindre frais. Avant de vous lancer, n’hésitez pas à prendre conseils auprès de vrais professionnels, ou à consulter les sites internet spécialisés, qui vous présentent différentes tech­niques et vous donnent même des recettes pour que vous puissiez faire vous-même vos peintures ! 

Il ne vous restera plus, ensuite, qu’à suivre le guide !

 

L’embarras du choix

Pour réussir sans dommages ni regrets ce parcours de l’aspirant peintre qui s’éveille en vous, quelques connais­sances de base sont indis­pensables. Les peintures classiques sont soit à base d’eau (on parle alors de peinture acrylique), soit à base d’huile (peinture glycérophtalique, plus communément appelées “glycéro”). Cette dernière est déjà de moins en moins utilisée par les particuliers, directive européenne oblige (voir encadré). Les avantages (et les inconvénients) des unes et des autres divisent, pour l’heure, les spécialistes. 

 

On utilise généralement les peintures glycéro, à base de solvant, pour le bois et le métal, les peintures acryliques, ou à émulsion, étant davantage réservées pour les murs et les plafonds. Les premières ont besoin d’une sous-couche, mais pas les secondes.

 

Les peintures acryliques se diluent à l’eau (finie la corvée du “white spirit” pour laver mains et pinceaux !), elles sèchent plus rapidement, sont faciles à nettoyer, mais ont un fini moins brillant.

A l’eau ou à l’huile, les peintures classiques se présentent sous trois types de finition : mate, satinée et brillante. 

 

Aujourd’hui, la plupart des effets muraux sont obtenus avec des émul­sions (vinyle) à base d’eau, faciles à appliquer avec des brosses, des rouleaux, des éponges et des chiffons. Elles forment une bonne base et se mélangent bien. On peut en appliquer plusieurs couches. On peut aussi mélanger les émulsions à base d’eau avec des peintures acryliques pour obtenir les couleurs désirées.

Les avancées technologiques ont élargi les possibilités créatives de la déco­ration d’intérieur. De nouvelles peintures sont régulièrement mises sur le marché. 

Les progrès enregistrés dans la compo­sition ont permis d’obtenir des peintures plus faciles à appliquer, plus couvrantes, et qui sèchent plus rapi­dement. Elles sont vendues sous différentes formes, en pots, en bombes, en crèmes ne gouttant pas, monocouches ou bicouches. Les vernis sont également très prisés dans la décoration d’intérieur ou d’extérieur. Ils peuvent servir à protéger une peinture fragile. Les vernis modernes sont acryliques ou polyuréthanes.

 

Préparez vos surfaces…

Pour réussir votre peinture décorative, en intérieur comme en extérieur, la préparation de vos surfaces est proba­blement le facteur le plus important. Il est nécessaire que la surface soit propre et lisse. Ce genre de préparation peut paraître fastidieux, mais permet ensuite de gagner beaucoup de temps. 

La procédure est simple. Lavez les murs avec une bonne lessive, puis rincez à fond à l’eau claire. Travaillez toujours de haut en bas et non l’inverse. Enlevez au grattoir les écailles de peinture, rebou­chez trous et fissures. Une fois que le mastic de rebouchage a durci, poncez la surface avec un papier de verre à grain fin. Opérez de la même façon pour le bois. Bouchez les trous dans les menuiseries avec de la pâte à bois. Si les  nœuds ressortent à travers la peinture, poncez-les et appliquez de la gomme-laque pour éviter qu’ils se détachent. Après séchage, passez une primaire d’accrochage et une sous-couche pour égaliser au niveau de la surface de la menuiserie restante. 

 

Plus vous serez minutieux, meilleur sera le rendu final… et plus grand votre plaisir devant les réactions de votre entourage, ébahi par le résultat de votre savoir-faire tout neuf.

 

L’eau plus forte que l’huile !

D’ici à 2010, les fabricants de peinture doivent réduire la teneur des composés organiques volatils (COV - produits solvants et aqueux). Une directive euro­péenne a visé à réduire les émissions de COV dans l’atmo­sphère depuis le  1er janvier 2007.

Certains produits “glycéro” sont donc condamnés à disparaître des rayons des grandes surfaces de bricolage. Nombre de fabricants ont d’ores et déjà mis sur le mar­ché des peintures répondant aux futurs critères HQE (haute qualité environnementale). Ces produits sont labellisés “NF Environ­nement”. Le logo NF est apposé sur tous les produits ainsi label­lisés.

 

A découvrir

  • Agrandir sa maison !

  • Vous êtes propriétaires de votre maison depuis un certain nombre d’années et vous souhaitez agrandir une pièce, aménager les combles, construire une véranda, ajouter un ...

  • Publié en mars 2008 | Les Dossiers and Construction

Télécharger le Magazine

Téléchargez le Magazine Maisons Creoles