Publié le 9 juillet 2008, par Mariane Aimar
Qu'est ce qu'un éco-produit ?
C’est un produit qui, tout au long de son cycle de vie, générera moins d’impacts sur l’environnement tout en conservant ses performances lors de l’utilisation.
Les produits verts sont de plus en plus identifiables à l’aide d’éco-labels. À ne pas confondre avec un produit bio. Toutefois, ces éco-labels ne bénéficient pas toujours de la reconnaissance officielle des autorités, d’où une reconnaissance parfois tout aussi imparfaite de la part les consommateurs. Des efforts d’harmonisation sont toutefois réalisés en Europe, aux États-Unis et dans de nombreux pays d’Asie afin de limiter leur nombre et leur donner une meilleure visibilité. Actuellement, les produits verts constituent pour bien des entreprises une manière de se mettre en avant et de se diversifier de la concurrence. D’ailleurs, l’éco-management comme l’éco-production ou l’éco-marketing se développent rapidement !
Papiers recyclés, peintures non toxiques, lessives biodégradables, équipements économes en énergie... Dans la presse, les médias, au sein des entreprises, ou dans les conversations familiales, les produits "naturels", "écologiques", "verts" et l’éco-consommation sont des sujets d’actualité. Tout le monde en parle même si tout le monde n’en achète pas encore. Mais peu à peu, dans les cuisines, on voit apparaître du liquide-vaisselle bio, dans les salles de bain, des shampoings estampillés AB, dans les jardins, des insecticides à base d’actifs végétaux … L’initiative vient souvent des femmes, soucieuses d’apporter à leurs enfants un avenir meilleur et un environnement plus sain. Nathalie est de celles-là : « j’ai beaucoup lu sur le bio et les produits équitables. Tout doucement, j’ai commencé à acheter pour tester. Un shampoing sans parabènes pour les enfants, une crème solaire bio … Après, c’est vite devenu une habitude.
Certes, ces produits sont plus chers à l’achat, mais du coup, j’apprends à mes enfants à les économiser. Ils durent plus longtemps et j’ai vraiment l’impression de faire un geste citoyen ». Des impacts environnementaux toujours plus lourds 155 kilos d’emballages ménagers et industriels, 26 kilos de journaux ou encore 11 kilos de produits d’entretien, voici ce que nous rejetons comme déchets en moyenne chaque année. Et chaque année ça empire. Sauf dans les foyers précurseurs où chacun traque lors de ses achats les produits les moins emballés, les éco-produits et les produits recyclables. Et ils existent !
Ainsi, pour Alain Vial-Collet, président du pôle de compétitivité de la Région Guadeloupe, le tri sélectif à la maison s’est organisé facilement : «Nous avons acheté deux grands paniers à linge que nous rangeons dans une petite pièce juste à côté de la cuisine. Chaque jour, nous y trions nos déchets recyclables et, tous les quinze jours, je profite d’un déplacement sur Jarry pour me rendre à la déchetterie de la Gabarre. A la maison, tout le monde a pris le pli et chacun tri désormais en toute facilité ». Une exemple à suivre, qui permet d’acquérir de bonnes habitudes et d’inculquer à nos enfants les gestes de demain.
Tout d’abord, on peut commencer par la cuisine, pièce responsable de nombreuses pollutions chimiques. Le liquide vaisselle écologique existe, tout comme le produit de lavage pour le lave-vaisselle ou le lave-linge. Ces produits lavent bien, durent longtemps et se dégradent à 100% dans les canalisations. Il serait dommage de s’en priver. Dans la salle de bain aussi, vous pouvez remplacer peu à peu shampoings et cosmétiques par des produits bio. Et toujours préférer les produits sans emballages !
Mieux vaut acheter un bon savon qu’un gel pour la douche qui sera, une fois fini, une bouteille en plastique de plus à recycler ! Côté peintures, privilégiez aussi les peintures à l’eau, exemptes presque totalement de composés organiques volatiles, des substances polluantes qui restent dans l’air de nos maisons durant des années. Enfin, dans les jardins, orientez-vous vers les engrais biologiques, les insecticides à base d’extraits de plantes et limiter au maximum le recours aux herbicides. En milieu insulaire, ces produits chimiques dangereux terminent tous dans les rivières et à la mer. Et donc dans le ventre de nos poissons.
Recherchez les identifications « éco-label européen » ou norme NF environnement » ou « AB ». Sans oublier les marchandises estampillées « commerce équitable » qui font une percée sur le marché.
Enfin, dernier réflexe à acquérir : achetez une bonne fois pour toutes trois ou quatre grands sacs-cabas réutilisables. Vous n’aurez dès lors plus aucun besoin des sacs en plastiques délivrés aux caisses de votre supermarché ! Un bon geste pour notre île !
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