Se nourrir selon son groupe sanguin

Se nourrir selon son groupe sanguin

Publié le 5 juillet 2008, par Mariane Aimar

Cela peut paraître étrange de premier abord, mais certains aliments auraient des effets différents selon les individus. Cela serait dû à l’influence de notre groupe sanguin sur notre méta­bolisme. Ce groupe serait la clé de notre équilibre biochimique et donc de notre santé.

Les caractéristiques de chaque groupe

Chaque groupe sanguin possède des caractéristiques spécifiques héritées de nos ancêtres et des différentes régions où ils ont vécu.

 

Il faut savoir que le groupe O est le plus répandu des groupes sanguins (50 à 55%) et aussi le plus ancien puisqu’il est apparu il y a environ 50.000 ans à l’époque où l’homme est un chasseur-cueilleur.

La plupart des premiers hommes appartenaient tous au groupe O. Le groupe O constitue un cas à part car il ne possède aucun antigène d'où son nom.  Les personnes de ce groupe selon les recherches du Dr Peter d’Adamo (voir encadré) doivent privilégier une alimentation protéinée et une activité intense. Par contre les laitages ne leur conviennent pas, ni les céréales car leur organisme digère mal ces "nouveaux aliments".

 

Le groupe A quant à lui, regroupe 30 à 35 % de la population mondiale et il serait d’apparition plus récente. En Asie et au Moyen-Orient, vers -20 000 ans avant J.C., quand l’homme devient cultivateur. On l’appelle d’ailleurs le groupe des «agriculteurs». Il correspond à une alimentation végétarienne, pauvre en protéines animales, mal assimilées par l’organisme. Les laitages sont également mal tolérés et provoquent une hypersécrétion de mucosités dans les voies respiratoires. Enfin les sucres blancs raffinés sont aussi néfastes.

 

Le groupe B encore plus «jeune» apparaît entre – 5000 et – 10 000 ans sur les hauts plateau de l’Himalaya. Il correspond aux hommes nomades et aux «barbares» et concerne aujourd’hui 10 à 15 % de la population.

 

Enfin le groupe A-B, récent, est apparu il y a environ 1 millénaire ; c’est le groupe dit «moderne» qui représente 3 à 5% des individus, sauf en Inde où l’on en recense 8,5% à 9%. C’est un groupe complexe, celui des «Receveurs Universels».  Le groupe AB est un «mutant», c'est aussi le plus rare, le plus récent. Il est d’une grande complexité biologique et a hérité à la fois des caractères du groupe A et celui du groupe B.


Une alimentation spécifique à chacun

Chaque groupe sanguin apporte son lot de forces et de faiblesses pour notre organisme.

 

          • Le groupe O garantit un solide système immunitaire, un très bon métabolisme et des fonctions digestives optimales.

Ses points faibles sont par contre une résistance moindre aux allergies respiratoires, aux troubles de la coagulation et une tendance à l’hypothyroïdie.

Ses besoins alimentaires : les personnes du groupe O doivent privilégier une alimentation riche en protéines, pauvre en céréales et légumes secs. Fruits et légumes, poissons et viandes maigres sont les bienvenus.

 

          • Le groupe A : avec un bon système immunitaire, les individus du groupe A s’adaptent bien aux changements diététiques et environnementaux. Mais ils digèrent mal les protéines de la viande et possèdent un tube digestif sensible. Par ailleurs, ils sont exposés à l’anémie, aux cancers, aux troubles du foie et de la vésicule et au stress.

Côté alimentation, il faut donc privilégier les fruits et légumes, les légumes secs, les céréales, le tofu et les crustacés. La viande rouge est à éviter.

 

          • Le groupe B : L’adaptation aux changements environnementaux est aussi aisée grâce à un bon système immunitaire. L’équilibre nerveux est stable. On trouve dans ce groupe par contre une tendance aux infections auto-immunes, au diabète et un taux de cortisol élevé.

L’alimentation comprendra des produits laitiers (c’est le seul groupe qui les tolère bien), des légumes verts, de la viande et  des œufs. 

 

          • Le groupe A-B :  ces individus sont conçus pour le monde moderne, avec un système immunitaire tolérant. Mais les infections bactériennes, cardiaques et les cancers sont favorisés.

L’alimentation sera ici basée sur «un peu de tout avec modération».

À privilégier : le tofu, les poissons, les laitages, les légumes verts. À limiter, la viande rouge, le maïs, le blé, les haricots rouges.

 

Les recherches du Dr Peter d’Adamo

Il est le premier à avoir mis en exergue le lien entre groupes sanguins et alimentation. Ses recherches tendent à démontrer qu’une alimentation adaptée permet de limiter les certains maux  ou maladies. Selon le Docteur Peter d’Adamo, à chaque groupe sanguin est associé un ensemble d’antigènes qu’on retrouve ou non sur la majeure partie des aliments. Les patho­logies proviendraient d’aliments dont les antigènes (lectines) non détruits par la digestion ne sont pas compatibles avec ceux du groupe sanguin du mangeur. Les réactions de défenses immu­nitaires qui en découlent et dont l’objectif est la destruction de ces aliments, vont déboucher sur des allergies, des intolérances ali­mentaires et des flambées inflam­matoires. Or, toujours selon d’Adamo, les groupes sanguins humains ap­parus, historiquement, les uns après les autres, ont chacun leurs propres carac­téristiques anti­géniques, par­faitement adaptées aux aliments du moment. 

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À lire :

          • 4 groupes sanguins 4 régimesDr Peter J.D’Adamo, Editions Michel Lafont

          • Groupe sanguin, clé de votre caractèreBernard Montain, Editions Nouvelles Presses Internationales

          • Groupes sanguins et personnalité, Alix Michelet, Editions vie & Action 

          • Sangs et tempéraments, Léone Bourdel et Jacques Genevay, Editions Fayard

          • Se nourrir sans faire souffrir, John Robbins, Editions Stanké

 

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